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Faits Divers Publié le mercredi 28 avril 2021 | AIP

Privé d’eau potable depuis six mois, le village de Diamalabo se révolte contre les factures SODECI

© AIP Par Le conseil du café-cacao
Le conseil du café-cacao offre 318 pompes hydrauliques aux communautés des zones de production du café-cacao
Mardi 11 février 2014. Dans le cadre du Fond d’Investissement en Milieu Rural (FIMR), le Conseil du Café-Cacao a réalisé et équipé en pompes, 318 forages pour un montant total de 447 millions de FCFA dans les départements d’Agboville, Adzopé, Yakassé Attobrou, Tiassalé, Divo, Lakota, Duekoué, Guiglo, Toulepleu, Bangolo, Biankouma, Danané, Man, Daloa, Vavoua, Issia, Zuenoula, Sinfra, Bouaflé, Tabou, Abengourou, Agnibilékro, Daoukro, Dimbokro, M’Bahiakro, Aboisso, Adiaké, Grand-Bassam et Tanda.

Yamoussoukro – Les villageois de Diamalabo, 15 km de Yamoussoukro, privés d’eau courante depuis le dernier trimestre de l’année 2020, ont solidairement rejeté le paiement des dernières factures de la société de distribution d’eau en Côte d’Ivoire (SODECI), a appris l’AIP.


Les ménages ont remis les factures au président des jeunes du village, Kouamé Kouamé Pascal, qui les a ramenées à Yamoussoukro au siège local de la SODECI au motif qu’ils ne pouvaient pas payer pour ce qu’ils n’ont pas consommé.


« Nous avons finalement convenu avec la SODECI de payer ces factures à notre rythme mais nous leur avons dit que nous ne trouvons pas normal de payer pour des frais d’entretien alors qu’il n’y a aucune goutte dans nos robinets », a fait savoir M. Kouamé.


Une chute de pression, amorcée vers octobre 2020, a entraîné une longue période de dysfonctionnement dans l’approvisionnement en eau potable de Diamalabo, rappelle-t-on.


« Il y a eu un moment où il y avait un peu d’eau dans une petite partie du village. Notre village était coupé en deux, entre ceux qui ont de l’eau et ceux qui n’ont rien du tout », a expliqué le président des jeunes.


La situation a abouti à l’interruption totale de la fourniture pour tout le village qui compte un peu plus de 5.000 âmes.


Aujourd’hui, deux solutions s’offrent aux villageois. Les plus nantis se ravitaillent à Yamoussoukro, soit 2500f pour une provision de deux ou trois jours maximum. Et les autres se contentent de l’arrivée sporadique de la citerne de l'Office national de l’eau potable (ONEP).


Mais l’eau de l’ONEP est insuffisante pour le village et sa distribution engendre des risques d’affrontements entre populations.


Selon le président des jeunes, la SODECI les a assurés que les techniciens sont à pied d’œuvre pour trouver la solution à leur situation et ils les voient « effectivement sur le terrain faire les recherches ».


« Mais cela dure un peu trop et cela nous intrigue surtout que des villages situés dans la même zone que nous ou même après nous ont de l’eau ».


Diamalabo est un village du peuple Akouê, situé à un kilomètre de l’aéroport de Yamoussoukro.


gso/fmo

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